Hardware

nVidia Geforce Now : Le Cloud gaming contre la pénurie de cartes graphiques

Les temps sont durs. Trouver une carte graphique dernière génération est déjà chose rare, mais la trouver à son prix annoncée relève du miracle. Aussi il n’est pas rare, au moment où j’écris ces lignes, de voir un stock de RTX 3080 arriver au tarif de 1400 euros (nVidia avait annoncé 699 dollars pour ces modèles). Plutôt que de casser sa tirelire, pourquoi ne pas patienter l’arrivée avec les offres de Cloud Gaming à disposition. Geforce Now en fait partie et permet de “louer” une RTX dernier cri, ou même de jouer.

Même avec une connexion faible

Si vous me suivez sur Youtube, alors vous savez que ma maigre connexion ADSL est limité à 8 Mbps en download et moins de 1 Mbps en upload. Pas forcément mieux, ma box 4G affiche un taux d’upload un peu plus élevé, mais reste limité à 10 Mbps en DL. Elle est par ailleurs très instable, et c’est donc avec la connexion ADSL que je teste le service de nVidia.

Soyons clair, si beaucoup de Youtubeur vous feront les éloges du cloud gaming en se cachant derrière des connexions fibrées ou des ADSL à plus de 20 Mbps, ce ne sera pas mon cas. Je teste l’offre avec des caractéristiques de ligne très en deçà des préconisations du constructeur californien.

Ma connexion me permet de jouer en 1280×720 à 30 fps de manière stable et constante. Le gros avantage que je vais tirer du service, c’est de pouvoir régler n’importe quel jeu au maximum de ses capacités graphiques. Cyberpunk 2077 passe crème en Ultra. Farming Simulator ? Ne posons même pas la question, c’est évident. Les jeux voient une carte graphique virtualisée puissante et épaulée de 16 Go de RAM.

Evolution du service

Depuis son lancement et ma précédente vidéo, parue en février 2020, le service de nVidia a bien changé. Autrefois, il fallait se connecter à un compte tel que Steam, pour faire l’installation d’un jeu de sa bibliothèque, peu importe lequel. Désormais, tous les jeux ne sont plus disponibles, et les éditeurs valident un par un les titres auxquels nous pouvons accéder. Il m’a été impossible de lancer Red Dead Redemption 2 par exemple car Rockstar n’accorde pas les droits d’usage de leur launcher à nVidia. Mais jouer à SnowRunner avec la bibliothèque Epic Games ne pose aucun souci.

L’avantage, c’est que les jeux sont préinstallés. Il n’y a plus d’attente pour lancer une partie maintenant. Alors qu’au début du service, il fallait réellement se connecter à son interface Steam ou Epic (ou autres…) et lancer l’installation (certes rapide) du jeu auquel on voulait jouer.

Au passage, si on prend des jeux comme Assassin’s Creed Odyssey et ses 70 Go d’installation, dites-vous qu’il prendra 0 octet sur votre PC. De quoi économiser non seulement sur l’achat d’une carte graphique, mais aussi d’un disque dur.

Les offres

Si il y a une chose qui n’a pas changé, c’est l’offre tarifaire. GRATUIT pour une session d’une heure de jeu, il faudra prendre un abonnement à moins de 5 euros par mois pour jouer sans limitation, soit une soixantaine d’euros par an (contre + de 1000 euros pour une carte graphique dernière génération). Cet abonnement permet aussi d’activer le mode RTX dans les jeux compatibles.

Les joueurs utilisant l’offre gratuite doivent toujours patienter (quelques minutes dans le pire des cas) avant de pouvoir lancer une partie. Il y a un système de fil d’attente. Lorsque vous êtes en offre payante (fondateur), vous passez devant tout le monde. La gratuité a ses limites mais permet de tester le service, c’est un excellent point !

Que dire de plus si ce n’est qu’à titre personnel, je trouve le cloud gaming vraiment très intéressant en mobilité, que ce soit sur un PC bureautique (sur la pause dej du midi) ou sur un téléphone portable, où une résolution de 1280×720 est largement suffisante. Le service ne nVidia étant le seul à pouvoir être testé sans engagement et gratuitement, je n’ai pas pu m’essayer aux solutions concurrentes. Je ne peux pas prendre ce risque avec ma connexion de fond de campagne, et Google Stadia semble être frileux lorsque l’on leur demande l’équipement nécessaire au test…

Bruno Giacobbé

Créateur de simulagri.fr (mais pas que). Joueur de Final Fantasy avant d'être joueur Farming Simulator. Passe la plupart de mon temps dans un monde virtuel. Prend un bain de boue sur SnowRunner entre midi et 2.

Un commentaire

  1. Suite à ton test, j’ai tenté l’offre funders, mais le gros problème avec Farming simulator 19 pour moi, c’est qu’il faut retélécharger les dlc et les mods à chaque fois qu’on se reconnecte… c’est injouable, on passe plus de temps dans le modhub que sur la partie… Et en plus impossible d’ajouter des mods non officiels…
    Vraiment déçu, je viens de claquer presque 30€ pour rien…

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